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bonjour
trés beau travail,notame nt les routes du paradis.
a bientot
henri neaufles
Par henri, le 28.11.2014
joli ! http://shugo-c hara-fic.cente rblog.net
Par Seetsuna, le 28.03.2012
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Date de création : 07.10.2011
Dernière mise à jour :
04.04.2025
130 articles
C’était la nuit de Noël, le prince devenu roi était seul dans l’immense salon du château. Il ne souhaitait pas fêter la sainte nuit en public car durant des années, il n’avait pas pu s’échapper de ses obligations pour rechercher sa princesse de cœur. Les cadeaux somptueux de la cour s’entassaient pourtant devant l’immense sapin, et le roi n’y jeta pas le moindre regard. Dans sa main, il tenait une missive dans laquelle se trouvait un petit bijou qui brillait entre ses doigts. Une petite mésange bleue était merveilleusement représentée sur un minuscule support donnant à la création un air somptueux. Son coude reposait négligemment sur l’accoudoir du trône, ce n’était pas très protocolaire car en cette soirée de solitude, il pouvait se permettre de se laisser aller. Le nouveau roi lisait et relisait la missive pour bien s’en imprégner, en saisir la substance, le sens profond. Le roi se leva et s’approcha de la fenêtre et son regard se pointa vers l’Est, le lieu de tous ses émois. Le soleil se levait et le givre avait recouvert toute la campagne. En cet instant, il ressentait une émotion venu du levant. Le roi sourit, le bonheur, même fugace et une foule de petites étincelles scintillantes, comme le givre sur la campagne.
Ô tendre souvenir au parfum enivrant,
Reviens doucement dans mon ombre,
Afin que je ne sois plus sombre.
Attiré du pur désir de mimosa affolant,
Ô légèreté du prunelier en fleur,
Une douce nuit ondule au firmament,
Efface l’ennui et la douleur.
Je ne dors pas, mon cœur est faiblissent,
Ô si belle nature, tu n’es que désir,
Mes sens sentent une joie fleurissante,
Au sein de la passion évanescente,
D’un regard heureux bleu saphir.
Ô bouton de fleur, si merveilleux,
Ta simple odeur me rend si joyeux.
Et sous le ciel hachuré de pluie,
Je ne suis que tristesse et oubli.
Conte, illustration et poésie de Richard Gehenot
Après avoir ainsi considéré toutes les fonctions qui appartiennent au corps seul, il est aisé de connaître qu’il ne reste rien en nous que nous devions attribuer à notre âme, sinon nos pensées, lesquelles sont principalement de deux genres, à savoir : les unes sont les actions de l’âme, les autres sont ses passions. Celles que je nomme ses actions sont toutes nos volontés, à cause que nous expérimentons qu’elles viennent directement de notre âme, et semblent ne dépendre que d’elle. Comme, au contraire, on peut généralement nommer ses passions toutes les sortes de perceptions ou connaissances qui se trouvent en nous, à cause que souvent ce n’est pas notre âme qui les fait telles qu’elles sont, et que toujours elle les reçoit des choses qui sont représentées par elles.
Au moyen de quoi nous éviterons une erreur très considérable en laquelle plusieurs sont tombés, en sorte que j’estime qu’elle est la première cause qui a empêché qu’on n’ait pu bien expliquer jusques ici les passions et les autres choses qui appartiennent à l’âme. Elle consiste en ce que, voyant que tous les corps morts sont privés de chaleur et ensuite de mouvement, on s’est imaginé que c’était l’absence de l’âme qui faisait cesser ces mouvements et cette chaleur. Et ainsi on a cru sans raison que notre chaleur naturelle et tous les mouvements de nos corps dépendent de l’âme, au lieu qu’on devait penser au contraire que l’âme ne s’absente, lorsqu’on meurt, qu’à cause que cette chaleur cesse, et que les organes qui servent à mouvoir le corps se corrompent.
Extraits : Descartes « les passions de l’âme »
Les Passions de l'âme (parfois appelé Traité des passions de l'âme) est un traité philosophique écrit par René Descartes et publié à Paris en 1649. Il s'agit du dernier livre de Descartes publié de son vivant. Celui-ci est écrit en français et dédié à la Princesse Élisabeth de Bohême.